Tout commença par un verre...

Tout commença par un verre... - Gaëlle Jolie

J’ai eu quelques problèmes de peau que j’ai réussi à éliminer grâce à un traitement de l acne qui m’a convenu parfaitement. Je me suis senti revivre, et j’ai profité de ce regain de dynamisme pour me faire plaisir en allant dans un bel hôtel pourvu d’un spa. C’était au printemps dernier, il y a quelques mois. J’avais fait ma réservation quelques semaines avant de partir, et je n’avais pas espéré avoir une chambre aussi rapidement. J’ai d’ailleurs, remercié le directeur de l’hôtel personnellement en lui adressant un bouquet avec un message. Il m’a rencontrée dans le hall, et m’a, à son tour, remercié. Toutes ces convenances sont bien agréables et nous avons tout de suite senti que nous nous entendions bien. Sa délicatesse et son raffinement me charmèrent immédiatement. Le même soir, nous nous sommes, à nouveau, croisés, mais cette fois au bar de l’hôtel. J’aime les jus de fruits en cocktails, et j’en prends souvent avant d’aller souper.

Le barman venait de me faire découvrir un mélange délicieux d’infusion de fleurs d’hibiscus et de citron, avec une note de gingembre. Une boisson pleine de vitamines qui me fit un bien fou, dès que je la bus. Le directeur de l’hôtel passait par là, car il a l’œil sur chaque partie de son établissement, d’où l’excellence du lieu, certainement. Il m’a fait un discret signe de tête, que je lui ai rendu. Je ne voulais surtout pas le déranger. Comme je l’ai vu s’asseoir quelques minutes au bout du bar, je me suis approchée de lui et je lui ai proposé de partager mon apéritif. Il commanda le même mélange que moi. C’était lui qui l’avait inscrit à la carte du bar.

Il m’a impressionnée, encore une fois, par son élégance et son éducation parfaite. Ses cheveux grisonnants le sont autant que les miens. Cet échange était si agréable qu’il me laissa le sentiment d’avoir trouvé un ami, peut-être plus, mais je n’osais y penser. Au fur et à mesure de mon séjour, le directeur de l’hôtel, je finis par savoir qu’il se prénomme Charles, devint un ami. Le jour de mon départ, j’étais bouleversée. De nouveaux sentiments avaient vu le jour en moi, et je ne voulais pas brusquer mon ami. Nous avons convenu qu’il viendrait me voir bientôt. La semaine suivante, il passait dans ma ville. Nous ne nous sommes plus jamais quittés, à partir de ce jour.